On connaît toutes cette sensation : les règles qui tombent pile avant la séance prévue, cette fatigue lourde qui cloue au canapé, ou au contraire cette énergie débordante vers le 14ᵉ jour où on soulève des haltères comme jamais. Le cycle menstruel n’est pas qu’un détail intime, il modifie en profondeur votre physiologie sportive : force, récupération, motivation, risque de blessures. Les 4 phases (menstruations, folliculaire, ovulation, lutéale) créent des vagues hormonales précises qui influencent tout : les œstrogènes boostent l’énergie, la progestérone alourdit les jambes. Pourtant, on continue souvent à pousser les mêmes séances chaque semaine, en ignorant ces signaux naturels. Pendant des années, j’ai forcé mes entraînements sans écouter, pour finir avec des tendinites à répétition. Aujourd’hui, on sait que s’adapter simplement multiplie les progrès tout en évitant les pannes. Clue ou Mon Calendrier trackent facilement ces phases.
Phase menstruelle (jours 1-5) : les avantages et risques du sport
Oui, on peut faire du sport pendant les règles. Beaucoup arrêtent par peur ou fatigue, mais bouger intelligemment soulage souvent plus qu’il n’aggrave.
Les avantages concrets :
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Crampes réduites : endorphines = antidouleur naturel après 25 min effort
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Meilleure circulation : moins de gonflement ventre/bassin
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Humeur boostée : moins d’anxiété, SPM atténué
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Règles moins longues : flux accéléré, fini en 4 jours vs 6
Les risques si on force :
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Tendinite ligaments : souplesse excessive = articulations fragiles
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Fatigue amplifiée : énergie déjà basse
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Flux perçu plus fort : normal (mouvement = débit), pas dangereux
Routine menstruations : marche 20 min, vélo d’appart, yoga doux. Évitez abdos, sauts, corde à sauter.
Phase folliculaire (jours 6-13) : on reprend des forces
Les œstrogènes grimpent. L’énergie revient naturellement, humeur au top, force musculaire normale, récupération rapide. Le corps carbure parfaitement aux glucides.
À privilégier :
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Musculation poids habituels
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HIIT court (20 min max)
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Running tempo confortable
Idéal folliculaire : rattraper les séances sautées, tester nouvelle charge.
Phase ovulatoire (jour 14) : le bon jour pour forcer
Pic œstrogènes + testostérone. Explosivité naturelle, tolérance à l’effort élevée. On se sent puissante pendant 24h environ.
À faire ovulation :
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Squats lourds (4-6 reps)
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Sprints plateau
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Match compétitif
Après : léger repos, baisse d’énergie normale.
Phase lutéale (J15-fin cycle) : efforts longs et doux
Progestérone domine. Jambes lourdes, envie de sucre, énergie stable mais plate, température corporelle +0,5 °C. Le corps préfère l’endurance modérée.
Routine lutéale gagnante :
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Vélo 45 min tranquille
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Pilates barre au sol
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Marche nordique
Les vraies erreurs à éviter
1. Tout arrêter 5 jours menstruations : on perd rythme + SPM empire. 20 min yoga > zéro.
2. Forcer malgré douleurs : ligaments souples = blessures faciles.
3. Chrono obsessionnel : jour 3, votre Strava (appli running/cyclisme GPS) pleure. Écoutez-vous.
4. Oublier nutrition lutéale : +300kcal besoins (patate douce obligatoire).
Comment s’organiser sans prise de tête
Semaine type flexible toutes phases :
Lundi/mercredi : force si bonne énergie folliculaire/ovulatoire
Mardi/jeudi : cardio doux menstruations ou lutéale
Samedi : endurance toutes phases
Suivi simple : Clue ou Mon Calendrier 1 mois. Notez énergie 1-10 + symptômes. Vous captez votre rythme.
Le plus simple reste d’écouter son corps
Menstruations légères + envie footing ? Allez-y. Ovulation jambes mortes ? Repos. Folliculaire sans énergie ? Douceur. Lutéale explosive ? Profitez.
Règle pratique : bouger 15-20 min tous les jours toutes phases. Adapter intensité seulement. Votre cycle folliculaire-lutéal-ovulatoire-menstruel n’est pas un ennemi, c’est un allié hormonal.
Clue prédit vos fenêtres précises. Mieux vaut 4 séances adaptées qu’une tendinite. Votre corps connaît ses 4 phases mieux que n’importe quel coach.


